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Etude Passerelles & Compétences 2009 Cette
étude auprès des associations et des
bénévoles s’inscrit dans une suite, la
première étude ayant eu lieu en 2006 et cette
deuxième édition en 2009, pourriez-vous nous expliquer le
lien entre ces deux études ? Nous avons mené une 1ère étude en 2006, exclusivement auprès des bénévoles pour mieux comprendre qui ils sont, pourquoi ils s’investissent dans le bénévolat de compétences, malgré une activité professionnelle prenante et quelles sont leurs attentes. Trois ans après, nous avons voulu refaire un point, voir si les observations avaient changé et compléter cette vision sur les bénévoles avec un regard auprès des responsables associatifs. C’est pourquoi cette nouvelle étude, qui n’est pas vraiment une 2ème édition, s’intitule «Regards croisés sur le bénévolat de compétences : catalyseur de solidarité ou révélateur de richesse sociale». Pourriez-vous rappeler les objectifs et les attentes de cette seconde étude ? Les objectifs de cette étude ont été, pour les bénévoles et responsables associatifs :
Les résultats de cette étude ont-ils été surprenants ? Quelles ont été les réactions plus précisément par rapport aux résultats ? Plus que surprenants, ces résultats offrent une bouffée d’oxygène dans le contexte actuel ! Ils insufflent un dynamisme et une volonté de faire bouger et avancer les choses. Qu’ils soient bénévoles ou responsables associatifs, ces personnes n’attendent pas l’intervention d’un tiers pour tracer un autre chemin, plus juste et solidaire. Ils n’ont pas les mêmes motivations, les mêmes moteurs pour passer à l’action mais ils vont dans le même sens. Et en cela, l’ambition initiale de Passerelles & Compétences de favoriser les initiatives individuelles au profit du collectif et de la solidarité est remplie. Cette étude, a-t-elle mis en relief des particularités nouvelles du côté des bénévoles et du côté des associations ? Nous sommes en fait ravis de percevoir une continuité dans les profils et motivations des bénévoles. A l’heure du zapping, ces personnes tiennent le cap et s’impliquent en fonction de leurs disponibilités. On retrouve les motivations évoquées en 2006, à savoir le besoin de sens, une meilleure connaissance de soi : « Au cours d’une mission, on peut découvrir plein de choses sur soi-même » nous dit un bénévole, puis pour d’autres c’est une logique altruiste ou éthique qui les pousse à s’engager. Certaines personnes s’impliquent naturellement, dans le respect d’une tradition familiale et enfin d’autres peuvent par ce biais nourrir leur besoin de découverte d’autres milieux, cultures ou personnes. Côté associations, cette étude révèle des profils variés de responsables associatifs, loin des clichés qui évoquent «des bonnes volontés». Certains d’entre eux ne cachent pas leur ambition de concilier (ou réconcilier ?) efficacité et solidarité, avec le souci d’agir pour un projet associatif en tenant compte du timing et d’un budget. Par là-même, cette étude conforte la vision d’un monde associatif en pleine évolution, vers plus de professionnalisation et une recherche de valorisation. Sujet qui a d’ailleurs été évoqué lors de la dernière Conférence Associative à laquelle a participé Passerelles & Compétences et dont nous suivrons les réflexions avec beaucoup d’attention. Structurée en deux parties (la première centrée sur le bénévolat de compétences et la deuxième sur l’image de Passerelles & Compétences), cette étude a-t-elle pu dévoiler des nouveautés par rapport aux régions et aux comportements associatifs ? Sur les régions, non et finalement cela se comprend : on pratique le bénévolat de compétences de la même manière, avec la même variété de motivations ou les mêmes freins que l’on soit à Paris, à Lyon, à Strasbourg ou à Poitiers, pour n’en citer que quelques-unes. Il n’y a pas d’influence régionale. En revanche, le manque de connaissance du concept de bénévolat de compétences ou le besoin d’en entendre parler davantage s’est fait plus fortement ressentir dans les villes moyennes qu’à Paris ou Lyon. L’ancienneté d’activité de Passerelles & Compétences y est peut-être pour quelque chose…en tout cas, le bénévolat de compétences est attendu là aussi ! Concernant les comportements associatifs, nous avons été interpellés par une observation : le fonctionnement en réseau. 80% des bénévoles parlent de leur engagement à leurs proches et 92% des associations recommandent Passerelles & Compétences autour d’elles, auprès d’autres responsables associatifs ou de connaissances. Par ailleurs, les associations sont très impliquées dans des réseaux locaux ou thématiques (sur le développement durable ou les maladies infantiles …) et participent régulièrement à des salons, forums ou rencontres associatives. En ce XXIème siècle on parle beaucoup de réseaux sociaux et de comportements communautaires : les associations et bénévoles y sont déjà ! |
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